Résultat de recherche d'images pour        Julien Mabiala Bissila est venu rencontrer et échanger avec les élèves de 1ères de l’EFE Montaigne Il nous a parlé de son parcours, de son goût pour l’écriture, de la difficulté à dire l’horreur de la guerre. Il nous a également présenté sa pièce « Au nom du père, du fils et de JM Weston », jouée le lendemain à l’IFB dans le cadre de la tournée des instituts français.Un échange vif, enjoué, captivant avec un artiste étonnant!

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Qui est Julien Mabiala Bissila ?

Auteur, conteur, comédien et metteur en scène, Julien Mabiala Bissila est né le 30 août 1976 à Brazzaville au Congo. Son parcours de comédien, de créateur et de dramaturge est interrompu en 1997 pendant la guerre civile du Congo. Il passera plusieurs mois comme prisonnier des soldats angolais, avant de s’échapper et de vivre deux ans dans la forêt. Il réside désormais à Lyon. Il est régulièrement invité sur les scènes et festivals africains. Il a présenté son texte Crabe rouge à Limoges dans le cadre des Nouvelles Zébrures en 2010. En octobre 2011, il achève une résidence d’écriture de deux mois à la Maison des auteurs de Limoges. En septembre 2012, sa pièce Au nom du Père du fils et de J.M. Weston est lue à l'occasion des 29eme Francophonies en Limousin puis, en mars 2013, dans le cadre de Nouvelles Zébrures. Cette œuvre a été récompensée par le Prix des journées de Lyon des auteurs de théâtre (2011). Julien Mabiala Bissila a traversé les pires barbaries durant la guerre civile congolaise de 1997. Cette expérience est devenue la source d'inspiration de ses pièces, hantées par le chaos et la perte.

 

Et « Au nom du père, du fils et de JM Weston », ça parle de quoi ?

Deux frères, reviennent sur les lieux ravagés de leur enfance, dans leur ville d'origine, là où ont été assassinés leurs parents afin de récupérer les chaussures Weston de leur père. Les chemins labyrinthiques qu'ils empruntent leur permettent ainsi de faire leur deuil, de se reconstruire et de reconstruire un passé massacré par la violence de conflits fratricides et absurdes. Les personnages deviennent des voix qui dans un langage imagé parfois cru tentent de sortir du chaos et de reconstruire leur passé qu’a pulvérisé les guerres fratricides et absurdes.Pas de spectaculaire ici mais l’horreur, mise à distance par le langage imagé n’en est que plus frappante dans la conscience du spectateur.